Ce que j’aurai aimé savoir avant d’être parent

Devenir parent peut parfois être un tsunami, un cataclysme dans une famille. On ne s’attendait pas à certaines choses ou on a idéalisé la situation.

Nous prenons beaucoup de temps et de patience à préparer notre nid, l’accouchement mais très peu l’après.
Qui va s’occuper de faire les courses, les lessives, la cuisine, les rendez-vous, l’administratif et tout le quotidien qui continue de se dérouler ? quand on a juste besoin d’arrêter le temps, profiter de l’instant et de son bébé, de sa nouvelle famille et de prendre ces repères.

Ce sont des questions importants à se poser en amont, même profiter de l’avant pour mettre à plat des situations administratives, des rendez-vous qu’on décale, etc.

Prendre le temps, c’est une idée étrange dans notre société qui va à 100 à l’heure. Le covid nous aura appris à nous poser, relativiser et apprécier les petites choses du quotidien. Il faudrait en faire de même quand bébé est là.
Faire « rien » si on peut, juste s’occuper de soi et de sa famille.

Voici ce que certains auraient aimé savoir avant d’être parent.

1. La rencontre avec bébé

La première rencontre, le moment où vous croisez son regard. Cela est un moment émouvant, certains parents tombent en amour directement avec leur enfant mais d’autres peuvent mettre du temps.

Que ce soit le coup de foudre ou que vous ayez besoin de découvrir votre enfant pour ressentir de l’amour, nous sommes tous différents et cela est tout à fait normal, alors pas de panique si ça vous arrive. Prenez le temps, découvrez le, parlez lui, touchez le, sentez le et le charme de bébé fera son chemin.

2. La fatigue

C’est ce qui est le plus dur : le manque de sommeil.

Ce qu’il faut comprendre c’est que votre bébé n’a pas du tout le même rythme que vous et qu’il ne peut pas s’adapter à votre rythme.
Il va donc falloir apprendre à vous poser, dormir par petites périodes et vous reposer en même temps que lui de jour comme de nuit.

Le pic de fatigue arrive aux 3 semaines de vie de bébé. Alors reposez vous à tour de rôle et sollicitez votre entourage quand c’est possible.

3. Les visites

Ça part d’une bonne intention, tout le monde veut voir la merveille, vous féliciter, l’embrasser.
Mais le premier mois, ce n’est pas le bon moment. On vient d’accueillir ce bébé, la vie change, le rythme change, on se réveille toutes les 2/3h jour et nuit et on doit s’adapter.

On est pas toujours présentable comme on l’aurait voulu et c’est normal. Mais ce temps en post-partum, ce premier mois, vous ne devez pas vous imposer des visites si vous n’en voulez pas.

Vous pouvez aussi faire un planning, 1/2 personnes par jour et pas plus de 30/60min. Prévenir que dès que vous en ressentez le besoin, la personne doit s’éclipser.

4. Les cris de bébé

Saviez vous que les cris d’un bébé sont différents en fonction de ses besoins?
Observez, écoutez bébé et vous allez vite distinguer les pleurs de votre enfant : la faim, le froid, la douleur, le sommeil, …
C’est très déstabilisant pour des jeunes parents d’entendre son enfant pleurer. N’ayez pas peur d’essayer de le porter, marcher, rassurer, chanter, etc

Parfois bébé aura peut être juste besoin de pleurer pour évacuer le trop plein. Dans ce cas, accompagnez le, parlez lui et tout ira bien. Mais si vous ressentez que votre bébé pleure pour autre chose , une douleur par exemple et que vous avez déjà consulté des professionnels et que tout le monde vous a dit « que tout était normal, un bébé ca pleure », alors continuez de consulter jusqu’à ce qu’une personne vous entende et vous aide à trouver une solution.

C’est votre bébé et c’est vous l’expert.

Mais si un jour vous n’en pouvez plus. Bébé pleure, vous êtes épuisée et que votre enfant vous mène à bout, posez le dans un endroit sécurisé et allez souffler, crier, évacuer. Cela peut arriver à tout le monde et mieux vaut laisser bébé tranquille et demander de l’aide.

5. La culpabilité

En tant que parent, vous entrez dans le monde de la culpabilité.
Vous allez vous mettre la pression en comparant avec votre copine, vos voisins, les réseaux sociaux, …
Et puis il y aura toujours quelqu’un pour vous rappeler que telle personne fait ainsi et son bébé ne pleure pas ou qu’il dort tout seul, etc…

Alors voici un scoop, vous ne serez jamais un parent parfait. Quoi que vous fassiez, vous vous poserez toujours la question de savoir si c’est le mieux pour bébé ou pas, et il y aura toujours des personnes pour vous les rappeler.

La meilleure façon de faire ? pas sûre qu’elle existe mais déjà être en accord avec soi-même et/ou son couple va vous aider. Ce que la famille ou la société vous impose, essayez de le mettre de côté. Cela nous amène à notre point 6.

6. Les conseils

Vous l’avez peut être déjà remarqué avant d’avoir bébé : « Alors vous vous y mettez quand pour faire un bébé? » ou encore pendant la grossesse « Tu vas allaiter ou pas? , tu vas accoucher où? » etc.
Tout le monde y va de ses questions et de ses conseils.

Il en sera de même une fois bébé arrivé. Alors renseignez vous sur les possibilités qui s’offrent à vous comme les soins bébé, les ateliers d’éveils, les modes de garde, le matériel de puériculture, les méthodes éducatives, pour vous faire une idée de ce qui peut vous correspondre ou pas et ainsi ne pas se faire influencer par des conseils qui finalement ne vous seront pas utiles et ne feront que vous mettre le doute.

7. Prendre du temps pour soi

C’est primordial. Comment peut on prendre soin de quelqu’un si on n’est pas bien dans sa tête et son corps?
Impossible, prendre du temps pour vous ne veut pas dire abandonner votre enfant ou votre couple pendant ce moment mais juste vous recharger.

On ne peut pas être à fond tout le temps si on ne se recharge pas. Alors sortez, faites vous offrir un soin, prévoyez de sortir avec des ami-es, faire des choses qui vous font plaisir (juste prendre un bain par exemple).

Après un moment pour vous, vous serez plus disponible et serein, on a tout à y gagner.

8. La liste de naissance

Quand on fait sa liste de naissance, on va dans un magasin de puériculture, on regarde les tendances, mais vous verrez en général, on n’utilise pas 50% de ce qui est sur la liste. Toutes ces choses matérielles sont assez inutiles au final et encombrantes.

Comme dit au dessus, prenez soin de vous et de votre famille.
Faites vous offrir des choses vraiment utiles comme des heures de ménages, des livraisons de repas, des soins pour bébé comme un bain thalassocraties, un cours de massage ou portage bébé et pour vous un massage post-natal, une soirée de baby-sitting, etc

Avoir le moral c’est primordial.

9. Son corps

Alors Mesdames, nous ne sommes pas toutes Kate Middleton à la sortie de la maternité.
Votre corps vient de fabriquer un bébé puis de le mettre au monde. Il faut du temps pour retrouver son corps d’avant.

Votre utérus qui a hébergé bébé pendant la grossesse doit retrouver sa taille initiale d’environ 7cm. Enceinte il faisait environ 32 cm, allaiter va permettre à votre utérus de retrouver plus rapidement sa taille initiale et réduire les pressions sur le périnée.

Vos abdominaux ont été en moyenne étiré de 15cm, ils vont devoir travailler tranquillement pour retrouver leur taille et élasticité avant bébé.

Le stockage des graisses et de la cellulite pendant la grossesse va permettre de nourrir bébé pendant et après la grossesse. L’allaitement aide à déstocker ces graisses.

Vous l’aurez compris, patience pour retrouver son corps d’avant mais cela ne veut pas dire qu’on ne peut pas bouger. Vous pouvez très rapidement faire des mouvements simples pour vous étirer, mobiliser vos articulations et pourquoi du yoga post-natal.

10. Les phobies d’impulsion

C’est une peur de faire du mal à son enfant. On peut aussi avoir des visions pas très agréables qu’on fait du mal à son enfant.

Cela peut arriver enceinte ou en post-partum et même continuer ensuite.
mais c’est souvent transitoire, le temps de trouver ses marques avec son enfant.
Ce mécanisme serait normal, notre cerveau imagine le pire pour être sur que nous ne passions pas à l’acte, c’est un mécanisme de protection et d’empathie.

Pas très agréable quand par exemple vous donnez le bain à votre enfant et que vous imaginez qu’il se noit ou encore lorsque votre bébé pleure, vous imaginez le jeter par la fenêtre pour qu’il arrête, …

Si vous n’êtes pas bien avec ses pensées et que cela vous pèse, il ne faut pas hésiter à en parler. C’est un trouble fréquent mais tabou. Si vous êtes confortable avec cela, parlez en à votre partenaire, à vos ami-es, parents, ils ont surement vécu la même choses que vous.
Un médecin, psychologue pourra vous aider à mettre des mots sur ces maux et vous soulager.

Et vous, qu’auriez vous aimé savoir avant d’être parents ?
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